Depuis vingt ans, les certificats d’économie d’énergie, plus connus sous le nom de CEE, sont imposés par le gouvernement aux entreprises qui fournissent de l’énergie (les obligés). Ces obligés doivent proposer des aides à la rénovation énergétiques aux consommateurs d’énergie. Pour info, un CEE correspond à un cumac d’énergie finale. La sixième période des CEE va bientôt débuter (en 2026) pour se terminer en 2030 et devra être particulièrement efficace pour participer à la décarbonation du parc résidentiel attendu pour 2050. L’enjeu de cette sixième période est d’allier les économies d’énergie à la maîtrise de ce dispositif coûteux. Deux réseaux actifs dans la transition énergétique du pays, Cler et Agir pour le climat, ont demandé au gouvernement d’augmenter la contribution financière des obligés, pour permettre notamment aux ménages d’opter pour une rénovation d’ampleur plutôt que pour une rénovation par gestes, moins performante. Pour rappel, la rénovation d’ampleur peut débloquer pour les ménages qui en font la demande tout en étant accompagnée par Mon accompagnateur rénov de l’aide phare de l’Anah, Ma Prime Rénov’ Parcours accompagné. Les deux réseaux plaident aussi en faveur d’un financement plus important des CEE pour Ma Prime Rénov’ Copropriété, le parc résidentiel collectif étant particulièrement fragile d’un point de vue de la performance énergétique.