Hausse des tarifs réglementés de l’électricité au 1er août : ce que ça change pour votre logement
Hausse des tarifs réglementés de l’électricité au 1er août : ce que ça change pour votre logement
21 Août 2026

Hausse des tarifs réglementés de l’électricité au 1er août : ce que ça change pour votre logement

À partir du 1er août, les tarifs réglementés de l’électricité augmentent en moyenne de 2,5 % selon la proposition de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Pour un foyer moyen, cette hausse représente environ 26 euros supplémentaires par an, avec une facture qui passe de 1 046 à 1 072 euros pour une consommation annuelle de 4,5 MWh. Cette évolution est principalement liée à l’augmentation du tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (TURPE). Cette hausse intervient alors que le gouvernement a récemment présenté un plan national d’électrification comprenant 22 mesures, dont le développement des pompes à chaleur réversibles dans les logements. Mais concrètement, en tant que propriétaire, locataire ou futur acquéreur, qu’est-ce que cela change pour vous ?

Avant l’augmentation : une facture maîtrisée mais déjà sous tension

Jusqu’à présent, les particuliers bénéficiant des tarifs réglementés de l’électricité pouvaient compter sur une relative stabilité, malgré plusieurs hausses ces dernières années. Pour un foyer moyen consommant autour de 4,5 MWh par an, la facture annuelle s’élevait à 1 046 euros. L’électricité restait un poste de dépense important, mais souvent jugé plus prévisible que d’autres charges, notamment pour les logements bien isolés ou équipés d’appareils performants.

L’état énergétique de votre logement (exprimé dans le DPE - Diagnostic de performance énergétique) avait déjà un impact direct sur votre facture, mais l’évolution des prix restait modérée ces derniers mois. Les projets de rénovation ou le choix d’un mode de chauffage électrique étaient évalués selon ce niveau de tarif.

Après l’augmentation : vers une facture d’électricité plus lourde pour tous

Dès le 1er août, la hausse de 2,5 % des tarifs réglementés de l’électricité s’applique à la plupart des particuliers ayant souscrit ce type de contrat. Pour un foyer moyen, cela représente un surcoût de 26 euros par an, avec une facture qui atteint désormais en moyenne 1 072 euros pour une consommation de 4,5 MWh.

Cette augmentation résulte principalement de la revalorisation du tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (TURPE), une composante de la facture servant à financer l’entretien et le développement des réseaux électriques français. Elle touche tous les profils : propriétaires occupants, locataires, copropriétaires, bailleurs - que vous chauffiez tout ou partie de votre logement à l’électricité.

Cette hausse s’inscrit aussi dans le contexte du plan national d’électrification, qui vise à accélérer le déploiement de solutions comme les pompes à chaleur réversibles dans les logements, pour remplacer les systèmes plus énergivores ou polluants.

Avant / Après : ce qui change concrètement sur votre facture d’électricité

  • Avant : Facture annuelle moyenne de 1 046 euros pour 4,5 MWh consommés
    Maintenant : Facture annuelle moyenne de 1 072 euros pour la même consommation
  • Avant : Augmentation des tarifs moins marquée ces derniers mois
    Maintenant : Hausse de 2,5 % appliquée au 1er août sur les tarifs réglementés
  • Avant : Poids du DPE sur la facture déjà sensible, mais moins impacté par les hausses de prix
    Maintenant : Un logement mal classé au DPE verra sa facture encore plus pénalisée par la hausse
  • Avant : Choix d’investir dans une pompe à chaleur ou une rénovation énergétique parfois remis à plus tard
    Maintenant : Le coût croissant de l’électricité renforce l’intérêt d’améliorer la performance énergétique du logement
  • Avant : Budget énergie relativement stable pour les locations et copropriétés
    Maintenant : Locataires et copropriétaires risquent de voir les charges de chauffage électrique ou parties communes augmenter

Qui est concerné et qui doit s’adapter ?

Cette hausse des tarifs réglementés de l’électricité concerne tous les particuliers ayant un contrat au tarif réglementé, soit une grande majorité des foyers français. Les propriétaires occupants, les bailleurs, les locataires et les copropriétaires sont tous impactés, notamment ceux qui utilisent l’électricité pour se chauffer, cuisiner ou produire de l’eau chaude.

Les logements les moins performants sur le plan énergétique (classés F ou G au DPE, souvent qualifiés de « passoires thermiques ») seront les plus pénalisés, car leur consommation est plus élevée à confort égal. Pour ces occupants, la facture risque de s’alourdir nettement, d’autant plus que la hausse du coût de l’électricité s’ajoute à l’obligation d’améliorer la performance énergétique dans le cadre d’une location ou d’une vente.

Pour les copropriétés, la part des charges liées à l’électricité (éclairage, chauffage collectif, ascenseur) va également augmenter, ce qui peut impacter les appels de fonds et les budgets prévisionnels.

Face à cette évolution, il devient d’autant plus pertinent de s’informer sur le DPE de son logement, de comparer les offres d’électricité et d’envisager des travaux d’amélioration énergétique (isolation, changement de mode de chauffage, installation de pompe à chaleur). Le plan national d’électrification encourage d’ailleurs l’adoption des pompes à chaleur réversibles, plus économes sur le long terme.

Conclusion : surveillez votre consommation et anticipez les hausses à venir

La hausse de 2,5 % des tarifs réglementés de l’électricité au 1er août impacte directement le budget énergie des ménages, avec une facture annuelle qui augmente mécaniquement. Si vous êtes propriétaire, locataire ou copropriétaire, c’est le moment de vérifier la performance énergétique de votre logement grâce au DPE, d’optimiser vos usages et de réfléchir à des travaux d’amélioration. La tendance à l’augmentation du coût de l’électricité renforce l’intérêt d’un diagnostic immobilier complet pour anticiper les dépenses et valoriser son bien. N’hésitez pas à vous faire accompagner par des professionnels du diagnostic pour mieux comprendre où se situent vos marges de progrès.

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