Dès le 1er juillet prochain, les propriétaires de petits logements, dont la surface n’excède pas 40 m², pourront générer, dans de nombreux cas, une nouvelle étiquette DPE. L’adaptation de la méthode de calcul 3CL à ces petites surfaces devraient permettre à près de 140.000 logements un gain énergétique suffisant pour ne plus faire partie des passoires thermiques interdites progressivement à la location. Cette nouvelle étiquette peut d’ores et déjà être prévisualisée sur le site de l’Ademe. Le DPE devra encore évoluer dans les prochaines années, au vu de la directive européenne DPEB 2024, adoptée par le Parlement le 11 avril 2024. Son but ? Harmoniser tous les certificats de performance énergétique dont fait partie notre DPE français, en y indiquant notamment la part d’énergie renouvelable produite sur place, ainsi que le PRP, c’est-à-dire le potentiel de réchauffement planétaire sur la durée totale du cycle de vie d’un bâtiment neuf, résidentiel ou tertiaire. La qualité de l’air intérieur devrait aussi faire partie des indications du futur DPE, autant pour les logements que pour les immeubles du tertiaire. Le but de cette DPEB est l’atteinte de la décarbonation totale d’ici 2050. Plus précisément, par rapport à 2020, la réduction de la consommation d’énergie moyenne devra être de 16 % en 2030 et de 22 % en 2035.