Selon l'ONRE, l'Observatoire national de la rénovation énergétique, le parc immobilier français compte près de 4.8 millions a minima de passoires thermiques, correspondant à des logements classés F et G par leur diagnostic de performance énergétique. Ce chiffre correspond à 17 % des vingt-neuf millions de résidences principales. En se basant sur cette étude, la société EFFY a dressé le profil de ces passoires énergétiques bientôt progressivement interdites à la location.
Cette analyse démontre que le profil des passoires thermiques n'est pas toujours celui auquel on s'attend. Pour preuve, près de 58 % de ces logements trop énergivores sont occupés par des ménages aux revenus intermédiaires ou à hauts revenus contre 42 % occupés par des foyers aux revenus modestes et très modestes.
Autre surprise, et toujours à hauteur d'environ 58 %, ces logements sont occupés par leurs propriétaires et non destinés à la location. Ce qui remet en cause bien d'idées reçues cataloguant les passoires thermiques comme petits logements loués. Par rapport à la surface de ces biens immobiliers, elle se situe en moyenne entre 60 et 100 m², sachant que 60 % des passoires thermiques sont des maisons individuelles. La rénovation énergétique de ces biens semble être la seule alternative à la hausse du coût des énergies due en partie au conflit russo-ukrainien, et en partie à la très prochaine interdiction de location de ces gouffres d'énergie.