Les 18-29 ans sont les plus durement touchés par la crise immobilière. Qu’ils soient étudiants ou sur le marché de l’emploi, les plus jeunes font toujours face à une pénurie de logements et des conditions de précarité compliquées. Un rapport adopté par le Sénat le 15 octobre dernier fait le point sur les solutions qui permettraient aux jeunes de se loger. Trois actions : programmer, accompagner et innover. Seulement 8 % des étudiants en recherche de logement en résidence ont pu accéder à un logement (rentrée 2022), alors que les Crous et les bailleurs sociaux proposent 244.000 habitations. Une situation délicate, y compris pour le logement saisonnier. Dans son rapport, la Cour des Comptes donne quelques chiffres : 23.4 ans comme âge moyen de décohabitation, et 21 ans d’âge médian à partir duquel les étudiants deviennent minoritaires (source Insee). On retient aussi que 2.7 millions de jeunes sont bénéficiaires d’aides personnelles au logement (pour un montant de 4.4 Md€) et que 518.516 ont touché l’aide mobil-jeunes entre 2018 et 2022 (source Action Logement). Cette aide concerne les moins de 30 ans qui sont locataires de leur résidence principale et qui ont signé un contrat d’alternance. À savoir, elle se décline en agri-mobil-jeune pour les alternants en agriculture, et sont proposées par Action Logement.