Plus de dix millions de maisons individuelles seraient menacées, en métropole, par le risque RGA. Ce risque de retrait-gonflement des argiles n’est pas toujours connu des propriétaires, mais représente pourtant un danger pour de nombreuses habitations, sur près de deux tiers de l’ensemble des sols français. Les maisons les plus exposées sont celles dont les fondations ne sont pas très profondes, et qui subissent des épisodes successifs de sécheresse et de fortes pluies. Des fissures traversantes sont observées par les propriétaires qui n’ont d’autres choix que de les stabiliser pour éviter l’aggravation.
Au choix, la technique de l’agrafage, l’injection de résine expansive ou encore la mise en place de micropieux au niveau des fondations, sans oublier la prévention notamment par le biais de la surveillance de la végétation aux alentours (les arbres pouvant capter toute l’eau), ou la création d’une protection autour de la construction (trottoir en béton ou membrane géotextile par exemple). On pense aussi au procédé dit MACH (maison confortée par humidification) qui consiste à stocker les eaux pluviales, à installer des capteurs dans le jardin, et à humidifier la maison par une technique du goutte-à-goutte grâce à cette eau récupérée. Le Cerema expérimente cette technique qui semble prometteuse dans le cadre de l’Initiative Sécheresse (en partenariat avec divers groupes d’assurance).